Vie spirituelle

« Venez les bénis de mon Père. »

A la très belle question de Luc Ferry « Qu’est-ce qu’une vie bonne pour les mortels ? » nous avons clairement choisi les réponses de l’Evangile. Notre ambition est d’éduquer nos élèves de telle sorte que chacun entende à l’accomplissement de sa vie le Roi lui dire : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. ». (Matthieu 25, 34).

Loin de nous éloigner du réel, cette espérance nous conduit à former nos élèves à habiter pleinement le présent pour y tisser des relations d’éternité.

Alain Le Pivain – Chef d’établissement.

Un saint, Une vie. Saint Charles Borromée, le renouveau du catholicisme

LECOEUR Xavier, le 02/11/2013 (La Croix)

Archevêque de Milan pendant vingt ans, saint Charles Borromée (1538-1584) y appliqua avec ténacité les décisions du concile de Trente. Ce grand acteur de la réforme catholique est fêté le 4 novembre.

Neveu de pape : à la Renaissance, ce « statut » garantissait généralement à son détenteur des privilèges si importants, et parfois si éhontés, qu’un mot en vint à être créé pour l’occasion : népotisme (de l’italien nipote, neveu). Nommé cardinal à seulement 22 ans par son oncle le pape Pie IV, Charles Borromée pouvait donner l’impression qu’il allait s’inscrire dans cette lignée peu honorable d’hommes d’Église plus attirés par l’argent et les honneurs que par la gloire de Dieu !

Très vite, cependant, le jeune homme déjoua ces pronostics en participant avec sérieux et ferveur à la reprise, puis à l’achèvement en 1563, de l’interminable concile de Trente. Cette même année, il marqua les esprits en optant pour le sacerdoce : il renonçait ainsi à prendre la tête des affaires de sa famille, laissée vacante par la mort prématurée de son frère Frédéric.

Devenu archevêque de Milan en 1564, Charles Borromée s’y installa définitivement en 1566. Jusqu’à sa mort, il s’employa avec ténacité à mettre en application les décisions du concile de Trente. Il fonda des séminaires pour améliorer la formation du clergé, restaura l’enseignement du catéchisme et renouvela la vie religieuse en instituant une nouvelle congrégation de prêtres séculiers : les Oblats de Saint-Ambroise, du nom de son prestigieux prédécesseur sur le siège épiscopal de Milan.

Excellent organisateur, Charles Borromée fut aussi un grand pasteur qui convoqua de nombreux synodes et, plus encore, visita à trois reprises toutes les paroisses de son diocèse, même les plus reculées !

Si la voix de l’archevêque de Milan était écoutée et entendue, c’est qu’il menait lui-même une vie conforme à l’Évangile : son humilité et sa piété, sa générosité et son dévouement (notamment lors de l’effroyable épidémie de peste de 1576) lui valurent une admiration croissante, qui vint à bout de la plupart des oppositions.

Charles Borromée mourut à seulement 46 ans, épuisé par son apostolat incessant. Son exemple et ses décisions concrètes eurent cependant une influence posthume considérable dans l’Europe entière. Quatre siècles plus tard, le bienheureux Jean-Paul II (qui, rappelons-le, avait reçu le nom de Charles – Karol – à son baptême) insistait encore sur l’actualité du message de son saint patron : l’Église de notre temps n’a-t-elle pas, comme celle du XVIe siècle, à continuer à faire passer dans les actes toute la richesse d’un concile ?

SAINT CHARLES BORROMEE PATRON DE NOTRE ECOLE